la viande en satin blanc

« La viande Charolaise a des résultats de dégustation qui la place à chaque fois dans les lots de tête. Avec en plus, une certaine diversité dans les typicités, qu’on ne trouve pas nécessairement dans d’autres productions. Les femelles de réforme sont de goût puissant, long, avec beaucoup de jutosité et un grain de viande très souple. Les jeunes femelles, les génisses offrent une viande très élégante, de texture fine, exprimant des saveurs nuancées et prolongées. Le bœuf propose un muscle épais, une viande persillée, une rare intensité de goût.

Un indice qui ne trompe pas : plusieurs grands restaurateurs ont désormais remis des viandes haut-de-gamme à leur carte. Partout le Charolais arrive en vedette. La clientèle des palaces, soucieuse de qualité et de diététique, assure le succès des viandes Charolaises.

Bon appétit ! »

François LANDRIEU, Président de l’académie de la viande

La charolaise

L'origine de la race

 

Si l'histoire, en ce qui concerne l'origine de la race Charolaise est quasiment muette, la légende, en revanche est particulièrement prolixe. certains, s'appuyant sur une charte de Louis le Bègue, datée de 878, situent le berceau de la race charolaise à Beaujeu (en Celte"villa bogenia": le domaine des boeufs blancs). D'autres soutiennent qu'elle est venue d'Europe centrale, avec les grandes invasions. A moins qu'elle n'ait été amenée par les maçons Lombards venus, à la suite de Guillaume de Volpiano, construire les belles églises romanes du Brionnais et du Clunisois. Ou qu'elle n'ait franchi les alpes, un peu plus tard, dans les bocages de Medicis. D'aucuns, comme M Révérend du Mesnil, en 1891, affirment qu'elle fut découverte en Orient, au temps des croisades, et ramenée par les comtes de Damas, seigneurs de Semur. Il est vrai qu'on retrouvera la famille de Damas dans la Nièvre, au XVIII siècles, au moment où Mathieu, d'Oyé vient s'y installer. On va même jusqu'à prétendre, que c'est Marguerite de Flandre, épouse de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, qui aurait introduit la race dans la région. L. Moll dans son encyclopédie pratique de l'agriculture parue en 1861, tout en ne rejetant pas l'hypothèse d'une parenté avec la race présente en Toscane, avance l'idée d'une origine anglaise, laissant entendre que la race charolaise est issue d'une "race mère", "l'ancienne race des forêts", décrite par David Low dans Histoire naturelle des animaux domestiques.

Et si tout simplement, la race charolaise, si bien intégrée dans la région de bocage qui lui a donné son nom, était une race indigène, fille des lointains aurochs qui peuplaient l'Europe préhistorique, comme en témoignent les peintures des grottes de Lascaux, descendant de ces animaux que l'on commença de domestiquer à l'époque néolithique?

 

La véritable reine des prés, c'est elle! Quelle que soit la région en France, quel que soit le pays, dans le monde, on ne peut imaginer le vert des prairies sans l'éclat de sa robe blanche. ne dirait-on pas qu'elle est là tranquille, depuis la nuit des temps? Elle est tellement bien accordée au paysage qui la vue naître- les bocages du Charolais et du Brionnais, entre Loire et Arconce, où tout concourt pour produire de l'herbe en abondance- qu'elle semble en faire partie depuis toujours. Cependant, un jour vint où son berceau d'origine allait s'avérer trop étroit: en moins de deux siècles, elle allait gagner la France, l'Europe et le monde entier.

 

La sélection sur les qualités de viande et de rusticité ont fait de la Charolaise la première race allaitante française, présente aujourd’hui dans plus de 80 départements.

 

 

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